déprime
Les pourquoi de mon mal être... en lisant un article qui parlais du bonheurs du quotidiens, je me suis demandée, si c'est aussi facile d'être heureuse, pourquoi je vais aussi mal?
L'impression d'être inutile, je me sens pas belle, même avec tout mes kilos en moins (c'est marrant, sur mon brouillon, j'avais écris en trop, alors que je frole l'anorexie).
Je me sens mal dans ma vie en général, j'ai l'impression d'être passée à côté de tout, et à 24 ans, c'est quand même dur de penser ça.
Pas vraiment d'adolescence, le suicide de mon père, a mes 13 ans, m'a propulsé dans le monde des adultes, donc pas de conneries en tout genre, presque rien d'illègale qui fait monter un peu l'adrénaline, qui nous donne une super comfiance en nous, a l'adolescence, on est pres a conquérir le monde.
Non, moi j'ai toujours été une gamine sage, ramenant les copains bourré chez eux car j'ai tourné au jus d'orange, j'ai jamais ouvert ma gueule, j'ai toujours dis oui a tout ce qu'on me demandais... et à 24 ans, j'ai pas changé... peur du conflits, peur de l'abandon, peur du futur, d'un futur seul.
Je me sent incapable de faire quelque chose de bien dans ma vie, m^eme si j'ai des périodes artistiques assez créatives, intences même, où il faut que je crée, mais quand ça retombe, je ne suis pas satisfaite de ce que j'ai fais, j'abandonne en route, un roman commencé a étre écrit, une idée de photo...
Je n'arrive pas non plus à m'occuper de mes enfants, je les voient comme des corvées, qui me freinent dans ma vie, même si en finalité je passe la plupart de ma journée a m'occuper d'eux ou de la maison, ils ne manque de rien, même pas de calin, mais ma dépression post partum pour mon ainée m'a beaucoup affaiblie et j'ai tres peu de patience... heureusement, lui il va à l'école maintenant, ça me laisse ma matinée. Je les aimes, mais si je pouvais revenir en arrière, je ne les aurais pas eu aussi jeune (je suis en train de me débarrassé de tout les vetement de bébé, comme pour dire "c'est fini, j'en veux plus")
J'ai eu mon premier par solitude, mon couple marchais mal, j'avais besoin de compagnie. C'est triste a dire "j'ai fais un enfant comme j'aurai pu adopter un chien..." Je me suis séparé du papa, prenant mon bébé sous le bras et je suis partie vivre ma vie, malgré ma dépression post partum, j'étais entouré de psy, j'assurai comme je pouvais... il à 3 ans maintenant et est un garcon trés vivant et joyeux.
Ma seconde était un accident, je venais de me mettre avec mon compagnon, on avait des projet, des envi de bouger, de concert, de vivre un peu, profité pour mieux se connaitre, j'avais parlé d'avortement, mais quand on apprend qu'on est vraiment enceinte, c'est un choix trop dur, j'ai préférée la gardée. Elle va avoir un ans et est trés épanouie aussi, bien que plus jeune elle ne faisais jamais de sourire. Son père est formidable aussi.
J'avais pris beaucoup de poids pour ma première grossesse, qui avait été assez harmonieuse, mais la hantise de regrossir pour ce nouvel enfant me terrifiais J'ai été malade tout le long de ma grossesse, me faisant vomir, m'empechant de manger, pour ne pas grossir. En finalité apres accouchement il me restais 2 kilos a perdre, perdu en 1 semaine. Depuis j'en ai perdu 15 autre. c'est simple, je fais 47 kilos pour 1.68m et c'est pas vraiment dans ma nature d'être mince (j'étais une adolescente ronde et boutonneuse jusqu'à mes 16 ans et "normal" apres).
Je me retrouve donc à 24 ans, coincée dans cette routine qui me bouffe, dans un village que je n'aime pas, loin de ma maman dont j'ai vraiment besoin en ce moment.
Mon chéri en souffre aussi, il ne sais jamais dans quel état il va me retrouver, ou même la maison, vu que je serais capable de repeindre un mur sur un coup de tête... sans parler des conflits que j'ai avec ma belle mère, qui vie dans le meme village et qui est trop présente dans ma vie, à vouloir gérer mon quotidien, ma décoration, mes enfants... elle me dis un truc, pas forcement sympa, puis me lance "tu sais, je te dis ça, parceque tu est comme ma fille"... mais c'est pas ma mère, et même ma mère me laisse plus d'intimitée!
Je maigrie, je perd du poids de facon inquiètante, je m'habille comme une ado, je n'avais pas eu l'occasion de le faire au moment où j'aurai dû. Avoir de multiple relations, avoir des amis à moi, avoir plus confiance en moi, on m'a bridé, on m'a fait rentré dans le monde des adultes sans que j'ai le temps d'aquérir la confiance que l'on a à l'adolescence, cette peur de rien, interdit pour moi, j'étais déjà adulte.
C'est maintent que je fais des conneries.Maintenant que je ressemble à une ado, avec mes habits taille 14 ans, alors que je faisais du 38-40. Je suis a quelque kilos du poids révé des pro-ana, je le sais, j'ai trainé parfois sur des forums. Ca devrais me faire peur, carence et sous nutrition, accidents cardiaque, mais j'ai cette peur de regrossir, peur de redevenir adulte, alors que c'est pathétique, je le suis, j'ai des résponsabilitées!
J'ai essayé de trouvé du travail, mais sans voiture (j'ai peur de passé mon permis, pas assez confiance en moi pour conduire alors que je connais le code depuis 6 ans). C.V envoyé (il reste le bus), aucune reponses, pour un job de caissière personne ne veut de moi! Je sais, je n'ai aucune qualification, j'ai arrèté l'école à cause d'un stage raté (impossible de mis rendre au cause d'une grêve des bus), j'ai pas osé me représenté à l'école alors que j'étais la meilleur de la session. Puis y'a eu aussi ce mec qui m'a fait du mal, mais c'est encore une autre histoire. J'ai fais une formation et j'ai pris un appart avec mon copain de l'époque (le père de mon fils)
Je vie un véritable mal être au quotidien, pouvant sauter dans tout les sens, véritable pile éléctrique pendant deux jours, tout bouger dans la maison et le lendemain etre au fond du gouffre, ou chaque respiration est une torture tant cette boule d'angoisse est oppressante, avoir l'impression de n'etre rien, qu'une nulitée, un trou noir. J'ai déjà fais quelques séjours en hopital psychiatrique (pas d'autre structure pour les dépressions) le temps que les traitement fassent leurs effets, j'ai été capable de me rendre aux urgence de l'hopital en bus parce que j'allais mal, j'étais mal et que personne ne pouvais m'y conduire... choix de l'hospitalisation, comme des vacances, une bouffée d'oxygène, en me disant que je n'etais pas aussi malade que les gens que je cotoyais là-bas. Une volontée de m'en sortir.
Je regarde souvent mes veines, et quand je ferme les yeux, je m'imagine le sang coulant des entailles que j'y aurais fais. Cette image me fait du bien. M'imaginer mettre fin à mes jours me fait du bien. Mais je n'ai pas le droits de passer à l'acte, étant enfant de suicidé, je sais quel mal ça fait de perdre quelqu'un, et tout le fardeau que ça represente. A une periode, je parlais du suicide de mon père assez librement, on me demandais de quoi il était décédé, je répondais la vérité... plus tard j'ai entendu dire que je me servais de la mort de mon père pour faire pitier aux gens... je n'en parle presque plus. J'en souffre encore. j'ai compris son acte mais j'en souffre, peur d'en arriver au même points, celui ou on vois la mort comme seule issue.
J'ai actuellement un suivie avec une psychiatre et une psychologue, même si les seances viennent de commencer (les délais d'attentes sont lond dans les CMP), je voudrai enfin reussir à être heureuse, découvrir ce qui me permettrai de m'épanouir et de sortir de la spiral infernal qu'est la dépression et contre laquelle je me bat depuis pres de 3 ans. Pour mes enfants, pour mon mari, pour ma maman, pour moi.


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